Installation in situ, Projet Douart, Val David,
2001,
Praxis Art Actuel.
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Roches nomades ouvre sur de multiples possibilités à commencer
par ce vieux projet qui fut un temps le propre de l'esthétique,
le plaisir du Beau. Un plaisir festif qui retient, dans ce cas-ci, quelque
chose de la transcendance tout en donnant à la corporalité,
par un ensemble de gestes et d'actions proches du rituel allant de la
déambulation au toucher voire à la caresse et au goût,
une place centrale. L'éparpillement des roches précambriennes
participe, en outre, d'une forme de déterritorialisation qui appelle
ou signale le mixage des cultures en même temps que la constitution
d'une mythologie des lieux. Objets anonymes, les roches résistent
à la démystification.
Sur ce, le projet s'inscrit en continuité avec les
événements artistiques menés antérieurement
par Wanda Campbell et Domingo Cisneros, entres autres. Roches nomades
opère sur la base de rapports intersubjectifs, on convie le visiteur
à re-localiser des roches et à communiquer son expérience
par le moyen d'une correspondance épistolaire. Le projet travaille
donc aussi l'idée de communauté qui nourrit, on le sait,
plusieurs pratiques artistiques contemporaines; l'idée d'une communauté
plurielle constituée de rapports intimes aptes à prendre
en compte l'altérité.
Édith-Anne Pageot
L'historienne
de l'art Édit-Anne Pageot écrit dans plusieurs revues spécialisées
et termine présentement un doctorat en histoire de l'art à
l'Université de Montréal.
Elle a participé à la fondation du groupe multidisciplinaire
Les Précambriens en 1995.
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